Association de Défense de l'Ensemble des Personnels Actifs et Retraités de la CCI Paris Ile-de-France
5 Janvier 2017
LETTRE D’INFORMATION
Décembre 2016
Fin d’année chargée pour la CCIR
et ses agents actifs et retraités
Nous finissons l’année avec quelques satisfactions et beaucoup d’inquiétudes.
Tout d’abord nous sommes satisfaits d’avoir été reçus longuement par Monsieur Jean-Luc Neyraut, DGA en charge des ressources humaines, avec lequel nous avons pu dialoguer et obtenir des informations sur des dossiers importants. Nous avons, à cette occasion, demandé des explications et précisé notre position sur les dossiers qui concernent nos adhérents. Vous trouverez, dans cette Lettre d’Information, les éléments d’information que nous avons recueillis.
Nous avons proposé que les Associations ADEPAR et ARCCIP puissent exprimer la position des adhérents retraités qu’elles représentent. En effet, elles sont les seules à véritablement les représenter, alors que certaines décisions sont prises en CPN/CPR sans que nous en soyons avertis et que nous ayons été consultés. Nous attendons beaucoup de la DGARH sur ce point. Une instance de concertation nous semble absolument nécessaire.
Lors de cet échange nous avons obtenu, enfin, des informations concernant la garantie des engagements de la CCIR au titre de l’ex-RSAV (cf. Texte 1).
Comme vous le savez, la CCIR subit depuis quatre années une pression financière gouvernementale dépassant largement ce qui a été imposé aux autres établissements publics. Ces mesures ont entraîné la fermeture d’activités et la suppression de 20 % des postes de la CCIR ! (cf. Texte 2) . En conséquence, nous avons mené une action de soutien aux missions de la CCIR en écrivant à Monsieur Michel Sapin, Ministre de l’économie, pour qu’il revienne sur les nouvelles mesures de restrictions budgétaires prévues dans la loi de finances de 2017 en dernière discussion le 16 décembre. Nous avons aussi adressé une lettre, dans ce sens, à tous les députés de la région et sollicité l’appui de nos adhérents et sympathisants. A ce jour, les efforts conjugués de tous ont porté leurs fruits : la Commission des finances a adopté l’amendement supprimant la réduction budgétaire des CCI, le texte définitif de la loi ne devrait plus bouger. Espérons que la CCIR aura à cœur de remercier ses soutiens….
Enfin des décisions antérieures prises maladroitement par la CCIR ont malheureusement eu des conséquences importantes pour les agents en fin de carrière. Pour certains, leur allocation chômage, négociée dans le cadre des départs anticipés, a été fortement amputée. Par ailleurs les préretraités ont subi une augmentation de 2 % des cotisations URSSAF (cf. Texte 2). Sachez que nous sommes intervenus auprès de la CCIR concernant l’allocation chômage (en pièces jointes notre courrier au Président et sa réponse, Annexes 5 et 6). Enfin la suppression de certains restaurants d’établissement remplacés par l’attribution de tickets restaurant pénalise ceux des agents qui utilisaient ces services de restauration.
Pour l’avenir de nouvelles mesures sont envisagées par la CCIR et seront soumises à la CPR prochainement pour réduire les droits des bénéficiaires des mesures d’accompagnement à la suppression du RSAV : proposition de transformer les pensions complémentaires inférieures à 600€ annuels en versement d’un capital ; non compensation, à compter de 2019, de la baisse temporaire de 10 % pendant trois ans des pensions AGIR/ARRCO par la CCIR ; restrictions à l’attribution de la bonification pour enfants de l’article 6 du RSAV. Nous avons fait connaitre notre position à la CCIR et aux syndicats sur ces propositions.
Cela devient une tradition, nous recevons en fin d’année l’avertissement d’une forte augmentation de la cotisation de la mutuelle MCCI + 12 % cette année ! Vous trouverez quelques conseils pour prendre votre décision (cf Texte 3). Cela renforce l’intérêt de la conférence que nous organisons le 2 mars prochain.
Voilà, c’est tout !
Mais rien ne nous empêchera de vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année.
Pierre PRUNIER
Pour le Conseil d’Administration de l'ADEPAR
PJ :
Texte 1 : Garantie des engagements de la CCIR
Texte 2 : Une actualité de tous les dangers
Texte 3 : Mutuelle MCCI
Annexe 1 : Garantie des engagements de la CCIR
Annexe 5 : Notre lettre du 15 octobre au Pt Vermès
Annexe 6 : La réponse du DG E. Guyot
Annexe 7 : Tableaux de comparaison des contrats proposés par la MCCI
Annexe 8 : Tableau des prestations santé proposées par la MCCI
Texte 1
Garanties des engagements de la CCIR
au titre de l'ex-RSAV
Lors de notre rencontre avec Monsieur J-L Neyraut, DGA, nous avons pu obtenir les informations suivantes calculées par les actuaires de la SPAC :
Le total des engagements est de 430 766 K€ dont :
(Annexe 1)
Il est important de rappeler que la « Caisse » n’est pas une structure juridique autonome de la CCIR mais qu’elle rassemble des lignes budgétaires permettant d’identifier les engagements et leurs contreparties.
Il apparait clairement que le total des actifs affectés à cette dette par la CCIR, c'est-à-dire le « patrimoine » garantissant le règlement des engagements, est de 226 200 K€ et qu’il manque 201 600 K€ pour couvrir la totalité de la dette. Faut-il s’en inquiéter ? Oui, car seulement la moitié des engagements a été prise en compte par la CCIR ; et Non, car la CCIR est garante de ses engagements sur la totalité de ses biens. Il faut savoir qu’il existe d’autres dispositifs de retraites par répartition qui sont dans la même situation par nature puisqu’ils ne sont pas des systèmes de retraites par capitalisation.
Le récent dispositif PEE-PERCO mis en place en 2006
A l’issue du basculement au régime général de l’ancien dispositif de retraite, la CCIP, désormais la CCIR, a mis en place pour ses agents un Plan d’Epargne Entreprise et un Plan d’Epargne Retraite Complémentaire dont vous trouverez en annexes le Bilan 2015.
(Annexe 1)
Texte 2
Une actualité de tous les dangers pour la CCIR
Même si tout n'est pas sombre, notre Chambre de commerce n'en finit toujours pas d'accumuler les difficultés. L'actualité continue de fournir inexorablement son lot de mauvaises nouvelles ayant des répercussions sur le réseau consulaire et singulièrement en Île-de-France.
Pour permettre le maintien d'une offre de services, certes revue à la baisse du fait de la perte de moyens sur le terrain, la fusion des deux DGA, appui, d'une part, international, de l'autre, est désormais opérationnelle sur cette importante mission consulaire. Il n'en demeure pas moins que la question se pose de la présence territoriale de la Chambre au plus près des besoins des entreprises et des acteurs du développement économique local. Si les contours ou les périmètres institutionnels n'ont pas (encore) bougé, les contenus s’appauvrissent, voire relèvent désormais de la symbolique. L'environnement qui avait été habitué de la part de la Chambre à autre chose, à une vraie présence locale, s'en contentera-t-il longtemps ? Attention au taux de participation électorale dans 5 ans ! Et il ne s'agit plus de savoir si la Chambre peut améliorer ses fonds propres en vendant des prestations d'appui à forte valeur ajoutée ; le débat est dépassé. la Chambre n'a plus aujourd'hui les moyens de mettre en œuvre ce qu'elle offrait par le passé, qu'elle a voulu vendre à un moment donné et qu'elle ne peut plus servir désormais du fait des très nombreux départs et compressions de moyens.
Comme la mission consulaire précédente, il y a eu fusion des activités : les Etudes et la Vie institutionnelle ont été réunies dans une seule DGA. Des centres de recherches ont été fermés (CREDA, IRPI), une autre partie de l’activité externalisée via l’Institut Friedland. Avec une perte drastique de moyens là également. Peut-on encore parler de mission consultative et de lobbying institutionnel ?
Et puis, la Chambre, n'ayant pas assez de soucis, s'en crée dans le domaine RH, victime de sa propre façon de gérer les dossiers. Une illustration flagrante qui va inévitablement générer des contentieux devant les tribunaux administratifs : la non-prise en compte de la majoration des indemnités de départ volontaire dans le cadre des CCART (cessation d'un commun accord de la relation de travail). La CMAC (l'assurance chômage consulaire) n'intègre plus, depuis août dernier, la majoration de deux mois de salaires supplémentaires décidée par le DG pour booster les départs dans le cadre du plan emploi de 2015-2016. Sur la période dévolue, il se serait agi de primes automatiques et non de primes exceptionnelles en fonction du travail spécifique des bénéficiaires. Dans un cas elles ne sont pas prises en compte dans le calcul des allocations chômage ; dans l’autre, elles sont incluses. Résultat certains anciens agents voient leurs allocations de chômage diminuées parfois de plus de 300 euros par mois. Ce différend juridique aurait dû être évité et tranché avant d'en faire supporter les conséquences par les seuls agents partis en CCART. Voir notre courrier au Président et sa réponse en Annexes 5 et 6.
Enfin, dernière actualité, cette fois "la faute à pas de chance !", dira-t-on, pour tous ceux et celles, préretraités de l'ex CCIP, qui, au titre des mesures d'accompagnement de la disparition du RSAV et à compter du 1er janvier 2016, ont vu leurs cotisations sociales augmenter de 2 points au motif que l'URSSAF a décidé de mettre fin à une pratique ancienne de la Chambre jusqu'ici tolérée. Certes ce n'est pas le fait de la CCI, mais ce sont encore les ex-agents qui trinquent !
Texte 3
Mutuelle MCCI, que faire avant le 31 janvier 2017 ?
Après une augmentation de la cotisation de 33 % cette année, nous supporterons à nouveau une hausse de 12% en 2017. La note est salée, même si nous tenons compte que nous sommes partis d’un tarif très bas de cotisation au regard d’un niveau élevé des remboursements. Cela est dû, nous dit-on, aux dépenses importantes des adhérents et, pouvons-nous ajouter, à la fin de la mutualisation des risques entre les « jeunes et les séniors » depuis 2013 ! Nous en subissons la conséquence.
Voici notre analyse de la situation vous permettant de prendre votre décision avant le 31 janvier 2017. Sachant qu’un nouvel appel d’offres au niveau national, CCI France, sera lancé en 2017 pour 2018.
Ces éléments déterminent votre profil et permettent votre choix « rationnel ».
Pour bien maîtriser vos futures décisions, en particulier lors de l’attribution du nouvel appel d’offres, NOUS VOUS CONVIONS A VENIR LE 2 MARS PROCHAIN A LA CONFERENCE QUE NOUS ORGANISONS, AVEC L’ARCCIP, SUR CE THEME, et d’autres, touchant à l’avenir des Mutuelles.
Dans l’Annexe 7 vous trouverez une comparaison des tarifs proposés par la MCCI et dans l’Annexe 8 vous prendrez connaissance de l’offre de couverture santé de chacun des contrats proposés.
Pour une personne seule
2016 |
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| Cotisation mensuelle | 98.15 € |
| Cotisation annuelle | 1 177.80 € |
| Option mensuelle | 13.20 € |
| Option annuelle | 158.40 € |
| Total | 111.35 € |
| Total | 1336.20 € |
2017 |
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| Cotisation mensuelle | 109.98 € |
| Cotisation annuelle | 1 319.76 € |
| Option mensuelle | 14.98 € |
| Option annuelle | 177.36 € |
| Total | 124.76 € |
| Total | 1 497.12 € |
Comme vous l’avez compris, il n’y a pas de réponse standard puisque votre choix dépend du rapprochement de votre profil et de l’offre de la mutuelle, cette étude vous revient.
Cependant nous pouvons vous indiquer, à titre d’exemple, ce qu’il faut faire dans les deux hypothèses suivantes :
Le choix à faire peut être différent suivant votre âge :
Dans toutes les autres hypothèses, il vous faut examiner attentivement les tableaux de l’Annexe 7 et 8 et les modalités de remboursement proposées par la MCCI dans ses différents contrats.
Vous pouvez opter pour le Contrat Général MCCI 1.
Du fait de l’augmentation des tarifs du Contrat National vous pouvez comparer votre choix actuel avec les niveaux 3 et 4 du Contrat Général parce qu’ils offrent des prestations comparables à celles du Contrat National. Il n’est pas facile d’établir une comparaison stricto sensu entre les différents contrats car l’intitulé des rubriques n’est pas systématiquement identique, et l’on compte plus de prestations du Contrat Général attribuées en forfait annuel qu’en pourcentage des dépenses effectuées (Contrat National).
Cependant, globalement, à plus ou moins 10% près, le Contrat National correspond au niveau 3 du Contrat Général et le Contrat National avec l’option au niveau 4 du contrat général.
Donc en fonction de votre profil vous pouvez éventuellement passer au Contrat Général.
La conférence que nous organisons le 2 mars 2017 sur le thème des Mutuelles vous éclairera davantage sur la façon de choisir sa mutuelle en fonction de votre profil. Vous aurez aussi des éclaircissements qui vous permettront de choisir votre mutuelle une fois que l’appel d’offres porté par CCI France aura été attribué (à la MCCI à nouveau ou à une autre mutuelle).